Lune

Je ne comprends pas ce qui m'arrive. Depuis quelques temps, mon corps et mon esprit se dirigent vers la lune. J'ai beau essayer de penser à autre chose, la lune est là, emplissant tout mon esprit. Je ne comprends mas ce qui m'arrive.


C'est vrai que depuis que je suis toute petite, cet oeil d'argent me passionne. Depuis que je suis toute petite, cet oeil d'argent veille sur mes nuits. Mais aujourd'hui, j'ai l'impression qu'il me surveille et qu'il pointe vers moi un doigt de lumière qui semble dire " tu es coupable". Je ne comprends pas ce qui m'arrive.


J'ai peur, je ne sais plus quoi faire ni penser. Quoi que je fasse quoi que je pense, la lune est là, me surveillant et m'avalant petit à êtit dans son gouffre d'argent. J'y vois un symbole de mort. Je ne sais pourquoi mais malgré mon incompréhension et ma peur, cet astre mort qui ne reflète que la lumière de soleil m'attire peu à peu. Mais je ne peux l'atteindre. Je ne comprends pas ce qui m'arrive.


Aujourd'hui, j'ai décidé de mon destin. Je vais aller rejoindre la lune. J'ai trouvé le moyen d'y arriver et de pénétrer en elle. Pour la première fois depuis longtemps, je comprends ce qui m'arrive. Aujourd'hui, je dis adieu au soleil.


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"Et maintenant une page d'information. Ce matin, le cadavre d'une jeune fille a été retrouvé dans le lac. Elle se serait suicidé cette nuit. Nous ne connaissons pas encore ses motifs."

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Lune

# Postato lunedì 12 dicembre 2005 08:40

Modificato mercoledì 09 dicembre 2009 10:50

La première fois

La foule... c'est ce dont je me rappelle le plus. Une masse mouvante qui semblait posséder sa volonté propre. Une masse noire et informe avec de-ci, de-là des taches rouges, oranges, mauves... comme des éclaboussures de peinture.
Et puis, il y avait cette atmosphère. Une atmosphère d'attente et de fébrilité. L'air semblait chargé de particules d'électricité que généraient tout ces corps en se frottant les uns aux autres.Et puis cela commença....

Faiblement puis de plus en plus fort, des voix commencèrent à s'élever. Ce fut d'abord une voix isolée puis, d'autres se joignirent à elle pour former un grondement qui enflait de seconde en seconde. Et là, ce fut l'explosion!
Les lumières s'allumèrent et les corps, comme d'un commun accord, se jetèrent vers l'avant. Mais la vague s'échoua contre la barrière comme la mer meurt sur la plage.

A partir de ce moment-là, je ne sus plus qui j'était, où j'était ni ce que je faisais.
Ce n'est qu'au bout de queques instants que je me rendis compte que je criais comme une possédée à l'instar des gens autour de moi qui hurlaient, sautaient, pleuraient...
Je ne sais combien de temps cela dura mais tout d'un coup, ce fut fini. Les lumières s'éteignirent et les derniers cris moururent.
Les gens semblaient sortir d'une transe. Ils se regardaient les uns les autres l'air hébété.
Puis,ils se dirigèrent vers le grand escalier rouge et je me laissai entrainer.
Quand je fus à l'air libre, je regardai une dernière fois les portes de ce paradis, cet eden se refermer à jamais.
C'était la première fois que mon coeur, mon souffle, ma voix.... étaient à l'unisson avec ceux d'autres êtres humain.

# Postato mercoledì 14 dicembre 2005 05:04

Modificato mercoledì 09 dicembre 2009 10:51

Etoiles

Etoiles qui brillez là-bas, haut dans le ciel, dites moi où est passé cet homme. Pense-t-il à moi là où il est ou préfère-t-il penser à une autre ?
Vous qui brillez et qui réchauffez les nuits où je suis seule dans le silence et l'obscurité, dites-moi. A-t-il aussi froid, a-t-il aussi peur ?
Moi, j'ai froid, moi j'ai peur et personne ne sait pourquoi. Même moi je ne sais pourquoi je crains autant la venue de la nuit. Ou plutôt, je ne le sais que trop bien mais je ne veux pas l'admettre. Alors j'attends, j'attends et je pleure seul dans le noir de mon esprit et de la nuit dont je me suis enveloppée tel une robe de mariée noire, la robe de mariée des ténèbres.

Etoiles s'il vous plait, dites lui que je l'aimais mais que maintenant je pars, je le quitte à jamais. Je vais rejoindre les ténèbres grandissantes qui m'appellent de plus en plus chaque nuits, m'empêchant de dormir. Là où je vais, je dormirai pour l'éternité d'un sommeil qu'aucun rêve ne viendra troubler de ses pensées malsaines

Adieu étoiles et merci de m'avoir guidée et éclairée jusqu'ici. Adieu...
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Etoiles

# Postato mercoledì 14 dicembre 2005 06:02

Une lueur rouge dans l'obscurité.

Une lueur rouge qui brille dans l'obscurité. C'est la première chose que je vois le matin et la dernière chose que je vois le soir.C'est étrange. Il y a une sorte de long tunnel sombre où, parfois, je distingue des hommes et des femmes qui courent en tout sens, des enseignes qui clignotent, des voitures... Je crois que c'est notre monde.
Et puis au fond du tunnel, il y a cette lueur rouge. J'ai l'impression, assez étrange je l'avoue, que cette lumière vit. Quand je la regarde, ce n'est pas une lueur fixe, non. Elle posssède une sorte de battement, comme les battements d'un coeur. Parfois ausssi, une silhouette traverse les paroies du tunnel et rentre dans la lueur. Mais ellles sont de plus en plus rares à traverser le tunnel et encore moins nombreuses à entrer dans la lueur. On dirait que les paroies du tunnel se font de plus en plus opaques, sombres, difficiles à traverser.
Je n'avais encore jamais rencontré quelqu'un qui voyait ce tunnel et cette lueur. Jamais avant de le rencontrer. Je me souviens; c'était un soir comme un autre. Je rentrais chez moi comme tout les jours avec un gout amer dans la bouche. Ce soir-là, je m'en rappelle, il était encore plus prononcé que d'habitude. J'en avais assez, asssez de tout: cette société, cette injustice, ce mode de vie, cette terre... Et puis, pendant que je remuais mes sombres pensées, je me suis cognée à lui. Lui, c'est un jeune garçon qui devait avoir plus ou moins mon âge. Il semblait lui aussi perdu dans des pensées qui devaient être aussi sombres que les miennes. POurtant lorsque nous nous sommes cognés, je ne sais pourquoi, mais nous avons éclaté de rire. Je me suis toujours demandé la raison de ce rire. Mais ce n'est pas ce qui m'a le pus marquée. Non, ce que je retiens, ce sont les mots qu'il m'a dits: "Toi aussi tu vois la lueur rouge. Tu es une privilégiée. Peu de gens peuvent la voir ou même l'imaginer"
Comment, mais comment pouvait-il savoir que je voyais la lueur? Je n'en avais parlé à personne. Et lui, un parfait inconnu me croisait dans la rue et me parle de cette lueur?! Je ne savaais que penser.
Il s'est aperçu de mon trouble, m'a pris par la main et m'a emmenée dans le parc. Et là, il m'a tout raconté. Et au fur et à mesure qu'il parlait, l'évidence m'apparaissait dans toute, et bien oui, son évidence. C'était tellement clair que je m'en voulait de ne pas y avoir pensé plus tot. La lueur était juste une lueur d'espoir dans ce monde et seule quelques personnes la voyait encore. Ces personnes pouvaient alors passer les murs que la société avaient dressés et s'approcher un peu plus de la lumière. Et finalement, pour les plus chanceux, entrer dans l'espoir lui-même. Mais cela devenait de plus en plus rare.
Au-début, nombreux étaient les gens qui rentraient dans la lueur. Et puis, petit à petit, les murs de la société devenaient opaques, assombrissant la lueur. ET puis, dans les personnes qui la voyaient encore, peu osaient la traverser ou même s'en approcher. Ils préféraient rester dans leur train-train quotidien, sans heurt et sans changement. Alors, ils retraversaient les murs dans l'autre sens sans jamais se retourner.
quand il eut fini, il se tut et me dévisagea longuement. Moi, je ne savais pas quoi dire. J'avais vu la lumière mais je n'avais pas osé la regarder de plus près. Maintenant, il ne me restait plus que deux solutions: soit je décidais de faire comme si de rien ne s'était passé et je tournerais donc le dos à l'espoir, soit je prenais mon courage à deux mains et je traversais la lueur abandonnant ainsi la vie réglée et ordonnée. Et là, je dût bien me l'avouer. Même si la vie que je menais me semblait futile et vide de sens, je ne voulait pas la quitter pour un endroit inconnu. Je ne voulais pas quitter la routine qui me rassurait.
C'était vraiment surprenant. Je croyais que je haïssais cette vie et maintenant que je pouvait enfin la quitter, je ne voulais pas. J'ai alors regardé le garçon dans les yeux. J'espérais y trouver une aide, un conseil, quelque chose...mais la seule chose que je vis, c'est mon image. Lui aussi m'a regardé. Il a souris, s'est levé et puis s'en est allé, me laissant seule face à mon dilem. Je n'ai plus jamais revu ce garçon.
Depuis ce jour, je me suis rendue compte que même si on déteste quelque chose, on préfère rester avec cette chose plutot que d'aller vers l'inconnu. Je n'ai jamais traversé la lueur, d'ailleurs, je ne la vois plus. Maintenat quand je rentre le soir et que j'ai un gout amer dans la bouche, je repense à cette lueur et je me dis qu'un monde meilleur existe au-delà. Mais moi, je ne le verrai jamais. Je préfère construire mon propre monde d'espoir dans le monde sombre où je vis et essauyer d'en faire profiter le maximum de gens car après tout.... c'est ça l'espoir.


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Une lueur rouge dans l'obscurité.

# Postato sabato 07 gennaio 2006 05:07

Modificato sabato 07 gennaio 2006 05:52